Bien que l\'agglomération principale se soit formée, dans les hauteurs, en retrait de la mer, Petite-Ile a conservé son appellation d\'origine qui renvoie à l\'îlot pointant à quelques dizaines de mètres du rivage.
C\'est là que débuta la colonisation de Petite-Ile. Les bonnes terres se trouvant en altitude, très vite, à partir de 1727, les colons désertent la côte et donnent naissance au village. Petite-Ile se développe au rythme des spéculations agricoles lancées dans la région, café, épices, cannes à sucre.
Dans l\'histoire de Petite-Ile, on retient aussi le formidable redressement financier qui a transformé une collectivité assaillie de dettes, en proie au découragement, en une très belle et très fleurie commune rurale, active, où le taux de chômage est l\'un des moins élevés de La Réunion. A la naissance de leur commune en 1935, les Petite-Iliens héritèrent en effet d\'une partie des dettes contractées par leur ancienne commune de tutelle, Saint-Pierre. Ce fardeau financier handicapa pendant plusieurs décennies l\'équipement public de la commune.
Au plan religieux, Petite-Ile est connue pour son calvaire de piton Noël, une grotte où l\'on découvrit en 1875 une croix à l\'origine inconnue. Transformé en réplique du tombeau de saint Joseph d\'Arimathie, ce lieu attire chaque année de nombreux pèlerins. |