ile de la Réunion, son histoire

Billets d'avion Hôtels
Locations de vacances Locations de voitures
Forums | Chat | Annuaire ile de la Réunion | La carte de l'île | Les manifestations | Nos partenaires | Les associations en Métropole | Le journal télévisé
Ecouter la web radio de la Réunion
ile de la reunion
L'histoire Le créole La géographie La gastronomie La population Les transports La faune La flore Lire et voir L'art et le floklore La page pratique
La Réunion à découvrir
Les hôtels Les locations de vacances Les auberges de jeunesse
La Réunion des distractions
Les cinémas Les casinos Les discothèques Les pubs et cabarets Les théâtres Les bowlings
La Réunion des passions
Les musées Les jardins Les parcs animaliers
La Réunion des sensations
Dans l'eau Dans l'air Sur terre
La Réunion des dégustations
Au nord Au sud A l'est A l'ouest Les cirques Les plaines et le volcan En Métropole

Les gouverneurs de l'ile de la Réunion

Voici des portraits d'hommes qui avaient en mains, et bien souvent à cœur, le destin de notre île comptoir qui allait malgré les vicissitudes de l'histoire, la France de l'océan Indien.
<< Retour à la liste des gouverneurs

Nicolas Esnault Des Bruslys
Début : 9 janvier 1806
Fin : 25 septembre 1809

L'arrêté du 3 janvier 1806 nomme le Général Des Brulys, Gouverneur de la Réunion. Quand il arrive dans l'île, il a déjà une carrière des plus remplies sur les principaux théatres d'opérations en Inde, France, en Allemagne, en Italie...

Son administration démarrera avec des flonflons mais sombrera dans le drame.

Jamais, dans son histoire, l'île ne sera marquée par autant d'événements dramatiques.

Les lampions de la fête de l'Empereur n'étaient même pas éteints, ce 15 août 1806, que les Anglais vont s'emparer, en pleine rade de Saint-Denis du navire "La Turlurette". Une façon bien particulière de fêter l'Empereur.

Les éléments naturels allèrent également se déchaîner...

L'île va essuyer un véritable déluge qui débutera le 12 décembre et s'achèvera le 6 janvier 1807, avec une courte interruption, du 23 au 26 décembre Tout fut emporté, le sol fut raclé jusqu'au tuf. Cette catastrophe fut désignée sous le nom d'avalasse.

Le 21 février, une tempête d'une violence inouïe se déclara. De nombreux navires, dont certains américains, furent emportés.

Le 14 mars, un cyclone achèvera de dévaster ce qui avait pu échapper miraculeusement jusqu'alors aux précédents cataclysmes.

Les conséquences furent effroyables. La famine s'installera. Pendant de nombreux mois, on ne s'occupera que de lever les cadavres.

De plus, la guerre avait recommencé et les communications entre les deux îles sœurs étaient devenues impossibles.

En août 1809, les Anglais vont accentuer leurs agressions. Après s'être attaqués à quelques habitations et à une batterie à St-Gilles, ils vont débarquer le 16 à Ste-Rose. Ils vont, pendant deux jours, mettre tout à feu et à sac.

Le 21 septembre, c'est à St-Paul qu'on les retrouve. 900 hommes sont débarqués à la faveur de la nuit à l'embouchure de la Rivière des Galets.

Convaincu que les Anglais allaient tenter un coup de force à St-Paul, le Gouverneur Général Decaen avait demandé au Gouverneur Des Brulys de veiller à la défense de la ville.

Cette conviction, le général Des Brulys ne la partageait pas. Quand il apprit le débarquement anglais, il se dirigea sur St Paul à la tête de la milice. Se rendant compte que dans cette ville la bataille était perdue, il rebroussa chemin afin d'assurer la défense de St Denis.

Il rédige la capitulation de l'île. Le chef de bataille du génie Soleille le menace alors du redoutable décret de la Convention du 14 pluviose An II, lequel a pour objet "d'intimider les lâches". Il préféra le suicide à l'exécution infamante sur l'échafaud. Il se donna la mort le 25 septembre 1809 dans ses appartements de l'Hôtel du Gouvernement.