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Les gouverneurs de l'ile de la Réunion

Voici des portraits d'hommes qui avaient en mains, et bien souvent à cœur, le destin de notre île comptoir qui allait malgré les vicissitudes de l'histoire, la France de l'océan Indien.
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Henry Sheety Keating
Début : 20 décembre 1810
Fin : 26 avril 1811

Ce personnage de Kipling né en Irlande en 1777, se retrouve en 1807 aux Indes comme acteur flamboyant de la grande saga impériale anglaise. Dès 1806, l'Angleterre. maîtresse des Indes décide de bouter la France hors de l'Océan Indien. L'honorable Compagnie (des Indes anglaises) veut également réagir à la perte de ses navires, richement chargés qui sont des proies faciles pour les corsaires engagés dans la guerre de course à partir des îles des Mascareignes : Rodrigues, Séchelles, Bourbon, Isle de France. On fera appel à Keating pour neutraliser ces nids de corsaires et pour étendre le contrôle anglais sur tour l'Océan Indien.

Dès 1794 les Seychelles ont capitulé devant l'escadron de Newcome. Mais en l'absence de forces d'occupation anglaises Jean Baptiste Quéau de Quinssy, le commandant français de l'archipel resté en poste assure la permanence française dans cette partie du monde. En 1809 avec la collaboration du Vice-amiral Bertie, commandant en chef au Cap de Bonne Espérance, Keating qui s'est emparé de Rodrigues, va constituer sur l'île une formidable force d'intervention pour la conquête de l'île Bonaparte. Le 21 septembre 1809 le lieutenant-colonel Keating viendra tester les capacités défensives de l'île. A la tête de 6 ou 7000 hommes débarqués du HMS Néréide, du HMS Oter et du HMS Waps, il s'empare de la ville de St~Paul.

Une convention d'armistice sera signée avec le général des Brulys (qui sera funeste pour ce dernier). En prenant congé de son hôte Saint Paulois, le docteur Fouques, Keating lui aurait dit "Au plaisir de vous revoir docteur, dans 2 ou 3 mois".

Keating tiendra parole. Il reviendra à l'île Bonaparte. Le 7 juillet 1810 à 10 heures l'armada anglaise jette l'ancre à Ste Marie. Après une manœuvre de diversion qui fit croire à une attaque de grande envergure à la Rivière des Pluies, le débarquement se fit à l'aube du 8 juillet à la Grande Chaloupe. Le 9 juillet tout est consommé. St Denis s'est rendue à 9 heures. St Paul tombera aux mains des Cipayes le lendemain. Bourbon est anglaise. Conformément à la théorie des dominos, l'Isle de France sera la prochaine victime de Keating, le 3 décembre 1810.

Cet homme de guerre sera également un redoutable administrateur. Nommé gouverneur de Bourbon (le nouveau nom de l'île), son mandat sera marqué par la plus grave révolte d'esclaves de l'île le 7 novembre 1811 : plus de 40 morts et des dizaines d'habitations détruites. Le procès des conjurés eut lieu le 12 février 1812 à l'église de St Denis. Le verdict est exemplaire.

L'Angleterre ne va pas tolérer des soulèvements d'esclaves dans ses nouvelles colonies.

Quant l'Angleterre va décider de rendre Bourbon à la France, c'est Keating, le vainqueur de St-Denis, qui fera la rétrocession.

Le gouverneur Keating va poursuivre sa carrière sous d'autres cieux mais incontestablement, Bourbon lui manquera puisqu'il reviendra s'y fixer définitivement. De par son influence, l'ancien Gouverneur, qui s'est installé à St Benoît comme usinier, va amener ses voisins à préférer la culture de canne et à détruire leurs champs de girofle. En 1828, le Général Keating va défrayer la chronique. Il est au centre d'un scandale.

Il est accusé d'avoir sabré un jeune Bénédictin son rival, pour les beaux yeux de sa protégée peu avare de ses charmes.

Compte tenu de la personnalité de l'accusé. et de sa nationalité, cette affaire fera beaucoup de bruit. Les plus hautes autorités de l'Etat s'en mêlèrent. Le 16 juin 1829, après de nombreux reports l'affaire Keating est portée devant la Chambre d'Instruction. Le Général Keating sera acquitté.

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Henry Sheety Keating
Début : 10 juillet 1811
Fin : 5 avril 1815

Ce personnage de Kipling né en Irlande en 1777, se retrouve en 1807 aux Indes comme acteur flamboyant de la grande saga impériale anglaise. Dès 1806, l'Angleterre. maîtresse des Indes décide de bouter la France hors de l'Océan Indien. L'honorable Compagnie (des Indes anglaises) veut également réagir à la perte de ses navires, richement chargés qui sont des proies faciles pour les corsaires engagés dans la guerre de course à partir des îles des Mascareignes : Rodrigues, Séchelles, Bourbon, Isle de France. On fera appel à Keating pour neutraliser ces nids de corsaires et pour étendre le contrôle anglais sur tour l'Océan Indien.

Dès 1794 les Seychelles ont capitulé devant l'escadron de Newcome. Mais en l'absence de forces d'occupation anglaises Jean Baptiste Quéau de Quinssy, le commandant français de l'archipel resté en poste assure la permanence française dans cette partie du monde. En 1809 avec la collaboration du Vice-amiral Bertie, commandant en chef au Cap de Bonne Espérance, Keating qui s'est emparé de Rodrigues, va constituer sur l'île une formidable force d'intervention pour la conquête de l'île Bonaparte. Le 21 septembre 1809 le lieutenant-colonel Keating viendra tester les capacités défensives de l'île. A la tête de 6 ou 7000 hommes débarqués du HMS Néréide, du HMS Oter et du HMS Waps, il s'empare de la ville de St~Paul.

Une convention d'armistice sera signée avec le général des Brulys (qui sera funeste pour ce dernier). En prenant congé de son hôte Saint Paulois, le docteur Fouques, Keating lui aurait dit "Au plaisir de vous revoir docteur, dans 2 ou 3 mois".

Keating tiendra parole. Il reviendra à l'île Bonaparte. Le 7 juillet 1810 à 10 heures l'armada anglaise jette l'ancre à Ste Marie. Après une manœuvre de diversion qui fit croire à une attaque de grande envergure à la Rivière des Pluies, le débarquement se fit à l'aube du 8 juillet à la Grande Chaloupe. Le 9 juillet tout est consommé. St Denis s'est rendue à 9 heures. St Paul tombera aux mains des Cipayes le lendemain. Bourbon est anglaise. Conformément à la théorie des dominos, l'Isle de France sera la prochaine victime de Keating, le 3 décembre 1810.

Cet homme de guerre sera également un redoutable administrateur. Nommé gouverneur de Bourbon (le nouveau nom de l'île), son mandat sera marqué par la plus grave révolte d'esclaves de l'île le 7 novembre 1811 : plus de 40 morts et des dizaines d'habitations détruites. Le procès des conjurés eut lieu le 12 février 1812 à l'église de St Denis. Le verdict est exemplaire.

L'Angleterre ne va pas tolérer des soulèvements d'esclaves dans ses nouvelles colonies.

Quant l'Angleterre va décider de rendre Bourbon à la France, c'est Keating, le vainqueur de St-Denis, qui fera la rétrocession.

Le gouverneur Keating va poursuivre sa carrière sous d'autres cieux mais incontestablement, Bourbon lui manquera puisqu'il reviendra s'y fixer définitivement. De par son influence, l'ancien Gouverneur, qui s'est installé à St Benoît comme usinier, va amener ses voisins à préférer la culture de canne et à détruire leurs champs de girofle. En 1828, le Général Keating va défrayer la chronique. Il est au centre d'un scandale.

Il est accusé d'avoir sabré un jeune Bénédictin son rival, pour les beaux yeux de sa protégée peu avare de ses charmes.

Compte tenu de la personnalité de l'accusé. et de sa nationalité, cette affaire fera beaucoup de bruit. Les plus hautes autorités de l'Etat s'en mêlèrent. Le 16 juin 1829, après de nombreux reports l'affaire Keating est portée devant la Chambre d'Instruction. Le Général Keating sera acquitté.